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[ Comptes rendus détaillés
- Burkina Faso ] |
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Comptes rendus détaillés Burkina Faso
Aide budgétaire générale : "Le Burkina Faso
ne dort pas"
L’avenir des pays pauvres comme le Burkina Faso
repose en fin de compte entre les mains de l’initiative
privée de ses habitants qui vivent et travaillent
dans des conditions extrêmement difficiles. Mais
sans l’état, rien ne marche : l’instruction scolaire,
la santé, la sécurité par exemple sont des biens
publics auxquels la population pauvre ne peut espérer
accéder que grâce à un Etat bien géré. C’est sur
cette vision des choses que se fonde l’aide budgétaire.
La décentralisation au Burkina Faso
: un nouveau départ vers l’autonomie
Pour un pays francophone et très centraliste comme
le Burkina Faso, la voie qui conduit à davantage
d’autonomie pour les collectivités territoriales
est comparable à une petite révolution. On rapporte
qu’un ancien ministre aurait décrit la décentralisation
comme le « suicide de l’Etat central ». On parle
peu des réticences et résistances politiques. Mais
la « peur de ce qui est nouveau et inconnu » existe
bel et bien.
La corruption au Burkina Faso : un
nouveau vent soufflerait-il ?
Une plus grande transparence et un débat public
autour du budget ont un effet préventif quant à
un usage abusif des deniers publics. L’aide budgétaire
offre surtout la chance d’engager un dialogue étendu
avec le gouvernement concernant les abus.
Les recettes intérieures comme antidote
Mobiliser des recettes intérieures est un objectif
vital du gouvernement. Concernant la mobilisation
des recettes de l’Etat, il s’agit de s’interroger
quant au volume et de se demander aussi qui, finalement,
va supporter la charge fiscale. Au Burkina Faso
le cinquième le plus pauvre de tous les ménages
paie davantage d’impôts que d’autres dont le revenu
est supérieur.
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Le développement rural au Burkina Faso
: davantage de sécurité, moins d’exode
Au cours des années passées, la production agricole
avait augmenté en raison de l’extension des surfaces.
Ceci ne sera plus possible à l’avenir à un degré
comparable. La population augmente, mais les surfaces
cultivables non. « L’Etat investit beaucoup dans
la sécurité alimentaire en encourageant la culture
de produits de base, de légumes et de fruits par
les entreprises familiales. »
La lutte contre la pauvreté au Burkina
Faso : le poids des initiatives citoyennes
Les ONG sont bien décidées à surveiller l’Etat dans
la mise en oeuvre de sa politique et à améliorer,
grâce à leur expérience, l’efficacité de la lutte
contre la pauvreté. Tout d’abord, le gouvernement
n’a pas écouté les voix de la société civile. Les
ONG ont malgré tout obtenu des résultats appréciables
en peu de temps.
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