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[ Contexte général
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Contexte général
Plus d’un milliard de personnes vivent dans une
extrême pauvreté. La communauté mondiale a décidé
que cela devait changer. Tous les membres de l’ONU,
y compris la Suisse, ont adopté les Objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD). Les
OMD sont des buts définis en commun pour réduire
de moitié la pauvreté et améliorer les conditions
de vie d’ici à 2015. Les gouvernements des pays
pauvres sont appelés à créer un cadre stable pour
l’initiative privée et à proposer des services de
base, par exemple des écoles primaires performantes,
un système d’approvisionnement en eau fiable, etc.
La coopération au développement peut apporter un
soutien efficace aux efforts déployés par les pays
partenaires.

Chez les pays partenaires qui ont donné la preuve
de leur engagement dans la lutte contre la pauvreté,
la mise en œuvre de leur politique économique et
sociale bénéficie d’un cofinancement direct. L’aide
budgétaire favorise la stabilité macro-économique,
par exemple le contrôle de l’inflation, car celle-ci
affecte de manière particulièrement forte les couches
les plus pauvres de la population. Elle consolide
aussi les réformes structurelles comme le renforcement
des droits de propriété ou la lutte contre la corruption.
Tous ces facteurs réduisent les risques pour les
initiatives et les investissement privés, tous deux
indispensables à la création d’emplois et à une
croissance durable.
Que signifie aide budgétaire?
Les pays partenaires qui donnent la preuve
de leur engagement dans la lutte contre
la pauvreté sont encouragés, dans le cadre
de l’aide budgétaire directe, par le biais
de contributions directes au budget de l’Etat,
à s’acquitter de leurs tâches centrales
de manière efficace, en maîtrisant les coûts
– par exemple dans le domaine de la santé
ou de la justice. Les priorités budgétaires
du gouvernement, sa gestion du personnel,
les règles concernant les achats ainsi que
les systèmes de comptabilité sont déterminants.
Le versement de la contribution externe
s’effectue par l’intermédiaire de la banque
centrale au ministère des finances et dépend
du degré de réalisation des objectifs de
réformes négociés au cours du dialogue avec
le gouvernement.
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L’aide budgétaire fondée sur un partenariat et sur
les résultats effectifs est une voie relativement
nouvelle de la coopération au développement. Ainsi,
l’aide budgétaire soulève aussi de nouvelles questions.
Quelles sont les conditions à remplir pour que l’aide
budgétaire puisse combattre la pauvreté de manière
efficace et durable? Comment le gouvernement partenaire
rend-il compte de ses actes face au Parlement, comment
doit-il le faire face aux donateurs ? Comment les
voix de l’économie privée et de la société civile
peuvent-elles se faire entendre? Quelles sont les
mesures que peuvent prendre les pays donateurs pour
que l’aide puisse avoir une portée optimale?
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La suisse compte
En matière d’aide budgétaire, le Secrétariat
d’Etat à l’économie (SECO) joue un rôle actif au
niveau national et international. La Suisse est
présente avec l’instrument de l’aide budgétaire
au Bénin, au Burkina Faso, au Ghana, au Mozambique,
en Tanzanie et au Nicaragua ; elle a même occupé
la présidence du groupe des donateurs dans la plupart
de ces pays pour une ou plusieurs législatures.
En utilisant l’instrument de l’aide budgétaire,
la Suisse confirme sa volonté de soutenir dans leur
lutte contre la pauvreté les pays qui ont pris l’engagement
d’opérer des réformes économiques et structurelles.
Cette démarche est facilitée par le fait que des
stratégies de lutte contre la pauvreté existent
dans ces pays et par le fait que le SECO associe
aussi étroitement que possible l’aide budgétaire
à leur mise en oeuvre.
L’efficacité de l’aide budgétaire est d’autant
plus grande qu’elle s’inscrit dans une palette de
différents instruments. C’est notamment le cas en
combinaison avec des projets de formation ciblés,
avec des programmes novateurs pour le développement
rural ou avec un dialogue fondé sur l’expérience.
La plus-value de la combinaison des différents instruments
est supérieure au bénéfice qu’apporterait chaque
instrument utilisé séparément.
L’aide budgétaire offre un appui financier au
budget de l’Etat de manière à ce que les programmes
prioritaires pour le développement et la lutte contre
la pauvreté puissent être financés. Par ailleurs,
l’aide budgétaire se fonde sur trois piliers essentiels
:
- Le dialogue politique avec les autorités
et les autres institutions du pays; il permet
d’évaluer les progrès du processus de réforme,
de mettre en évidence les principales difficultés
et de chercher des solutions consensuelles.
- Le catalogue des réformes contient les critères
de prestations dont il a été convenu et les
valeurs de référence servant à évaluer les résultats
des réformes ; il devrait se fonder sur la stratégie
nationale de lutte contre la pauvreté.
- L’aide technique sert à améliorer la qualité
des finances de l’Etat, à renforcer les capacités
de l’administration publique et à mobiliser
les ressources nationales.

Ce site Internet a pour but d’apporter un éclairage
proche de la pratique sur les chances et les risques,
les possibilités et les limites de l’aide budgétaire.
On y trouve
- Des comptes rendus thématiques concernant
les pays partenaires de l’aide budgétaire de
la Suisse ;
- Une série d’interviews de personnalités
issues des pays partenaires de l’aide budgétaire
de la Suisse ;
- Les exposés présentés à l’occasion d’un
symposium international organisé par le SECO
en 2006 comme contribution effective aux Objectifs
du Millénaire pour le développement;
- Des renseignements sur un certain nombre
d’institutions qui s’occupent de l’aide budgétaire
et une sélection de documents plus approfondis.
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